La récolte totale : les fraises de l'UE à la tonne
L'Union européenne a produit 1 194,9 milliers de tonnes de fraises en 2024 — un peu moins de 1,2 million de tonnes d'un fruit qui doit être cueilli, emballé et acheminé en quelques jours. Le graphique à côté de cette section trace la ligne UE-27 sur la décennie complète 2015-2024, et son trait le plus frappant est sa platitude.
La décennie s'ouvre à 1 268,4 milliers de tonnes en 2015 et se ferme à 1 194,9 milliers de tonnes en 2024, soit un changement net de -5,8%. Entre ces deux points, la ligne descend à 1 118,7 milliers de tonnes en 2020 — l'année de pandémie —, remonte à 1 197,5 en 2021 et 1 196,9 en 2022, culmine à 1 214,4 en 2023 avant de refluer.
Un coefficient de variation de 3,2% sur dix ans est faible pour un fruit frais : l'offre européenne de fraises est l'une des lignes les plus régulières du jeu de données. Une note technique pour les lecteurs qui comparent des tableaux : ces dix années forment un véritable agrégat UE-27 (aucune somme d'États membres n'a été nécessaire), la ligne est donc directement comparable d'une année à l'autre.
Production de fraises UE-27 sur une décennie, jeu de données Eurostat apro_cpsh1.
| Année | Fraises UE-27 (1 000 t) |
|---|---|
| 2015 | 1 268,4 |
| 2016 | 1 193,8 |
| 2017 | 1 154,7 |
| 2018 | 1 153,8 |
| 2019 | 1 186,4 |
| 2020 | 1 118,7 |
| 2021 | 1 197,5 |
| 2022 | 1 196,9 |
| 2023 | 1 214,4 |
| 2024 | 1 194,9 |
Le quart espagnol : les fraises de plein champ de Huelva
L'Espagne est le pays de la fraise en Europe : 323,5 milliers de tonnes en 2024, 27,1% de la récolte de l'UE. Le diagramme à barres à côté de cette section classe les huit plus grands producteurs, et la barre espagnole à 323,5 dépasse nettement les autres — mais d'une seule tête.
La Pologne suit avec 173,4 milliers de tonnes (14,5%), la Grèce avec 135,7 (11,4%), l'Italie avec 123,9 (10,4%) et l'Allemagne avec 120,4 (10,1%). Les Pays-Bas ajoutent 86,4 milliers de tonnes (7,2%), la France 76,2 (6,4%) et la Belgique 51,5 (4,3%).
Le contrepoint honnête aux récits de concentration européenne : aucun pays n'atteint un tiers des fraises de l'UE. Les deux plus grands, l'Espagne et la Pologne réunies, détiennent 496,9 milliers de tonnes — 41,6% de la récolte européenne. La fraise est un fruit réellement dispersé, cultivé des champs sableux de Huelva aux petites exploitations polonaises et aux serres néerlandaises ; planifier l'approvisionnement autour d'une seule origine, c'est mal lire la carte.
Les huit plus grands producteurs de fraises de l'UE en 2024, jeu de données Eurostat apro_cpsh1.
| Pays | Production 2024 (1 000 t) | Part de l'UE-27 |
|---|---|---|
| Espagne | 323,5 | 27,1% |
| Pologne | 173,4 | 14,5% |
| Grèce | 135,7 | 11,4% |
| Italie | 123,9 | 10,4% |
| Allemagne | 120,4 | 10,1% |
| Pays-Bas | 86,4 | 7,2% |
| France | 76,2 | 6,4% |
| Belgique | 51,5 | 4,3% |
Les plateaux sous serre allemands et les champs polonais
La Pologne est le deuxième producteur et le plus « plein champ » des grands : 173,4 milliers de tonnes en 2024, en baisse de 19,2% contre 214,6 milliers de tonnes en 2015. Seuls 14,8 milliers de tonnes de ce total — 8,5% — provenaient de sous verre ou de couverture haute accessible : la fraise polonaise est donc massivement un fruit de plein champ, avec l'exposition météo que cela implique.
L'Allemagne est le cas inverse dans le même classement : 120,4 milliers de tonnes en 2024, en baisse de 30,3% contre 172,6 milliers de tonnes en 2015 — la chute la plus forte des cinq grands —, mais 41,8 milliers de tonnes, 34,7% de la récolte allemande, ont poussé sous abri. Un tiers des fraises allemandes vient de plateaux protégés plutôt que de champs.
Le graphique multi-lignes à côté de cette section met les deux pays côte à côte sur la décennie : la ligne polonaise passe chaque année au-dessus de l'allemande et glisse de 214,6 à 173,4, tandis que celle de l'Allemagne tombe de 172,6 à 120,4. La Pologne affiche aussi la variation annuelle la plus élevée du duo (CV 9,6 contre 9,7 en Allemagne — pratiquement égale), et c'est tout l'intérêt : deux pays, une volatilité comparable, deux systèmes de production différents.
La Pologne et l'Allemagne face à la ligne UE-27, 2015 à 2024, jeu de données Eurostat apro_cpsh1. Le jeu de données ne publie aucun agrégat UE de la couverture.
| Pays | 2015 (1 000 t) | 2024 (1 000 t) | Changement net | Sous abri 2024 (1 000 t) | Part sous abri |
|---|---|---|---|---|---|
| Pologne | 214,6 | 173,4 | -19,2% | 14,8 | 8,5% |
| Allemagne | 172,6 | 120,4 | -30,3% | 41,8 | 34,7% |
| UE-27 | 1 268,4 | 1 194,9 | -5,8% | — | — |
Sous abri contre plein champ : les deux économies de la fraise
Le diagramme de la part sous abri, à côté de cette section, montre la séparation la plus nette de toute l'histoire de la fraise. L'Espagne produit 319,5 de ses 323,5 milliers de tonnes — 98,7% — sous verre ou couverture haute accessible (série S0000S). L'Italie est à 94,7 sur 123,9 milliers de tonnes (76,5%), les Pays-Bas à 66,0 sur 86,4 (76,4%) et la France à 56,6 sur 76,2 (74,3%).
L'Allemagne se situe au milieu, à 41,8 sur 120,4 milliers de tonnes (34,7%), et la Pologne en bas : 14,8 sur 173,4 milliers de tonnes (8,5%). Lus ensemble, l'Europe a deux économies de la fraise — une protégée au sud-ouest et à l'ouest, une de plein champ au centre-est.
La direction compte aussi. Le tonnage sous abri espagnol est passé de 394,4 milliers de tonnes en 2015 à 319,5 en 2024, une baisse de 19,0%, tandis que le total néerlandais montait de 57,7 à 86,4 milliers de tonnes, soit +49,8%. La production protégée de baies ne disparaît pas ; elle se rééquilibre à travers le continent. Réserve pour le lecteur attentif : ce jeu de données publie les volumes sous abri pour les pays montrés ici, pas pour l'UE entière — il n'existe donc aucune « part sous abri » européenne unique à citer.
Fraises sous verre ou couverture haute accessible, 2024, jeu de données Eurostat apro_cpsh1. Couvre uniquement les pays qui déclarent la série S0000S.
| Pays | Sous abri 2024 (1 000 t) | Total 2024 (1 000 t) | Part de la récolte sous abri |
|---|---|---|---|
| Espagne | 319,5 | 323,5 | 98,7% |
| Italie | 94,7 | 123,9 | 76,5% |
| Pays-Bas | 66,0 | 86,4 | 76,4% |
| France | 56,6 | 76,2 | 74,3% |
| Allemagne | 41,8 | 120,4 | 34,7% |
| Pologne | 14,8 | 173,4 | 8,5% |
Le calcul des saisons : quand chaque producteur remplit le rayon
Le graphique multi-lignes à côté de cette section superpose trois lignes : la récolte totale espagnole, le volume sous abri espagnol et le total néerlandais. Les deux lignes espagnoles se confondent presque — le total est passé de 397,4 milliers de tonnes en 2015 à 323,5 en 2024 (-18,6%) et la ligne sous abri de 394,4 à 319,5 (-19,0%), parce que presque chaque fraise espagnole est une fraise sous abri.
La ligne néerlandaise va dans l'autre sens, de 57,7 à 86,4 milliers de tonnes, +49,8% sur la décennie. C'est la logique saisonnière en une image : la production sous serre du nord de l'Europe est conçue pour livrer des baies hors saison, quand la récolte de plein champ est vide, et elle a grandi dans cette fenêtre. Le jeu de données ne peut pas montrer quelles semaines c'est — apro_cpsh1 ne porte que des tonnages annuels, sans ventilation mensuelle : toute affirmation sur des fenêtres de vente précises dépasserait les données.
Pour la fiabilité, le coefficient de variation au niveau pays est la lecture honnête : Italie 8,3, Espagne 9,5, Pologne 9,6, Allemagne 9,7 et Pays-Bas 14,8, contre 3,2 pour l'agrégat UE-27. La ligne néerlandaise est la plus dynamique et la moins stable des cinq — rappel que l'offre européenne stable est une moyenne de récoltes nationales plus ou moins régulières.
La décennie de la fraise par ligne, jeu de données Eurostat apro_cpsh1. CV est le coefficient de variation de chaque série, en pourcentage.
| Ligne, 2015-2024 | 2015 (1 000 t) | 2024 (1 000 t) | Changement net | CV |
|---|---|---|---|---|
| UE-27 total | 1 268,4 | 1 194,9 | -5,8% | 3,2 |
| Espagne total | 397,4 | 323,5 | -18,6% | 9,5 |
| Espagne sous abri | 394,4 | 319,5 | -19,0% | — |
| Pays-Bas total | 57,7 | 86,4 | +49,8% | 14,8 |
| Pologne total | 214,6 | 173,4 | -19,2% | 9,6 |
| Allemagne total | 172,6 | 120,4 | -30,3% | 9,7 |
Frequently Asked Questions
Quel pays cultive le plus de fraises dans l'UE ?
L'Espagne : 323,5 milliers de tonnes en 2024, 27,1% de la récolte UE-27. La Pologne est deuxième avec 173,4 milliers de tonnes (14,5%) et la Grèce troisième avec 135,7 milliers de tonnes (11,4%).
La plupart des fraises de l'UE sont-elles cultivées en Espagne ?
Non. L'Espagne produit environ un quart de la récolte européenne, 27,1% en 2024. Ensemble, l'Espagne et la Pologne totalisent 496,9 milliers de tonnes, 41,6% du total européen, et aucun pays seul n'atteint un tiers.
La production de fraises est-elle concentrée dans un seul pays ?
Pas comme pour certaines cultures. Les fraises se répartissent sur au moins huit pays producteurs, de l'Espagne (323,5 milliers de tonnes en 2024) à la Belgique (51,5), et le total UE-27 est inhabituellement stable sur la décennie, avec un coefficient de variation de 3,2%.
Quelle part de la récolte de fraises de l'UE pousse sous abri ?
Le jeu de données publie les volumes sous abri pays par pays, pas pour l'UE entière : Espagne 319,5 milliers de tonnes (98,7% de sa récolte) en 2024, Italie 94,7 (76,5%), Pays-Bas 66,0 (76,4%), France 56,6 (74,3%), Allemagne 41,8 (34,7%) et Pologne 14,8 (8,5%). Aucune part sous abri UE n'est publiée.
Source data extracted from Eurostat dataset apro_cpsh1.
This article was generated using AI. The content is based on Eurostat data and is provided as a starting point — please verify all data with the original source.




