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Tendances de Production des Choux de Bruxelles dans l'UE : Gagnants et Perdants [2015–2024]

Cette analyse des tendances de production des choux de Bruxelles dans l'UE (sur 10 ans) révèle un marché à deux vitesses : un noyau Benelux de producteurs à haut volume, les Pays-Bas et la Belgique représentant ensemble 73,5 % de la production de l'UE en 2024, et une cohorte de challengers ascendants menés par la France (+4,88 % CAGR, +53,5 %) et l'Espagne (+10,04 % CAGR, +136,5 %). La Pologne apparaît comme la seule grande victime de la décennie, perdant 81,0 % de son volume de production après un effondrement structurel en 2020. L'Italie, bien que seulement sixième producteur, se classe comme le fournisseur le plus stable (CV 9,62 %), tandis que les Pays-Bas, leader en volume, occupent une deuxième place serrée (CV 9,82 %).

Published Jul 10, 2026|Dataset: apro_cpsh1

Trajectoire de Production sur 10 Ans : Étoiles Montantes et Producteurs en Déclin

La production de choux de Bruxelles dans l'UE-27 a progressé à un taux de croissance annuel composé de +3,15 % entre 2016 et 2024, passant de 136,3 milliers de tonnes à 174,7 milliers de tonnes. Le pic de la décennie a été atteint en 2021 avec 196,9 milliers de tonnes, tandis que 2016 a marqué le point bas. Sur les huit principaux producteurs, six ont enregistré des gains nets, mais la hausse globale masque une large dispersion des taux de croissance et un effondrement structurel qui a éliminé un producteur de taille moyenne du marché.

Les Pays-Bas, premier producteur de l'UE huit années sur dix, ont clôturé la décennie à 64,7 milliers de tonnes sur une trajectoire stable (+0,84 % CAGR, +4,7 milliers de tonnes net). La production néerlandaise est restée dans un corridor étroit entre 46,6 et 64,7 milliers de tonnes, ne passant sous les 50 milliers de tonnes qu'une seule fois, en 2016. La Belgique, deuxième producteur, a suivi une trajectoire ascendante (+2,15 % CAGR, +11,1 milliers de tonnes net), passant de 52,6 à 63,7 milliers de tonnes et réduisant progressivement l'écart avec la production néerlandaise. La production belge était cependant bien moins stable — culminant à un record décennal de 92,4 milliers de tonnes en 2021, puis chutant à 46,6 milliers de tonnes en 2023 avant de se redresser partiellement à 63,7 milliers de tonnes en 2024. Cette variation de 49,6 % entre pic et creux sur une fenêtre de trois ans fait de la Belgique à la fois le challenger le plus proche de la primauté néerlandaise et le moins prévisible des deux producteurs piliers.

La France a enregistré la plus forte croissance parmi les producteurs de taille moyenne (+4,88 % CAGR, +7,1 milliers de tonnes net, +53,5 %), passant de 13,3 à 20,4 milliers de tonnes. La production française s'est nettement accélérée dans les dernières années, franchissant pour la première fois le seuil des 20 milliers de tonnes en 2024. Son chiffre de 2020, 16,8 milliers de tonnes, porte un indicateur de rupture de série et se situe au-dessus de la tendance des années adjacentes. L'Allemagne a enregistré une trajectoire ascendante modeste (+1,95 % CAGR, +1,5 milliers de tonnes net), culminant à 11,6 milliers de tonnes en 2022 avant de redescendre à 9,1 milliers de tonnes en 2024.

La Pologne a subi l'effondrement de production le plus sévère de la cohorte. Partant de 17,9 milliers de tonnes en 2015, la production polonaise est tombée à 3,6 milliers de tonnes en 2020 — un effacement de 79,9 % en une seule année — et ne s'est jamais redressée, clôturant à 3,4 milliers de tonnes en 2024 (-16,85 % CAGR, -14,5 milliers de tonnes net, -81,0 %). Cette rupture structurelle a effacé la Pologne de la pertinence de taille moyenne et redistribué sa part de marché aux voisins ascendants.

L'Italie (+0,95 % CAGR, +0,5 milliers de tonnes net), l'Irlande (+1,52 % CAGR, +0,2 milliers de tonnes net) et l'Espagne (+10,04 % CAGR, +1,9 milliers de tonnes net) ont toutes contribué des volumes modestes mais croissants. Le chiffre irlandais de 2016 porte un indicateur de rupture de série. L'expansion espagnole de +136,5 %, bien que partant d'une base modeste de 1,4 milliers de tonnes, a été le taux de croissance le plus rapide de tous les huit principaux producteurs, signalant un engagement croissant de l'Europe du Sud pour cette culture.

Pays2015201620172018201920202021202220232024CAGRVar. nette (1 000 t)Trajectoire
Pays-Bas60.046.653.251.154.455.262.861.852.764.7+0.84%+4.7Stable
Belgique52.637.759.454.565.777.292.458.546.663.7+2.15%+11.1Ascendante
France13.312.814.114.213.716.8b14.114.116.620.4+4.88%+7.1Ascendante
Pologne17.921.222.120.617.93.64.14.64.83.4-16.85%-14.5Déclinante
Allemagne7.77.88.88.310.410.811.311.611.09.1+1.95%+1.5Ascendante
Italie6.05.05.05.06.35.15.65.85.96.5+0.95%+0.5Stable
Espagne1.42.03.02.03.34.02.31.82.23.2+10.04%+1.9Ascendante
Irlande1.61.6b1.62.31.52.02.72.01.61.9+1.52%+0.2Ascendante
UE-27N/A136.3168.6159.7174.9176.3196.9162.2143.1174.7+3.15%*+38.4*Ascendante

Tableau de Stabilité d'Approvisionnement : Classements de Fiabilité

Le leadership en volume et la fiabilité d'approvisionnement s'alignent de manière inhabituellement bonne pour les choux de Bruxelles dans l'UE. Les deux plus grands producteurs du bloc — les Pays-Bas et la Belgique — se situent aux extrémités opposées du tableau de stabilité, les Néerlandais près du sommet et les Belges près du bas. Un producteur de petit volume, l'Italie, occupe la première place en stabilité, démontrant qu'un approvisionnement fiable ne nécessite pas une grande échelle.

L'Italie a obtenu le meilleur classement de stabilité (CV 9,62 %), le seul parmi les huit principaux producteurs avec un coefficient de variation inférieur à 10 % et classé comme Très Stable. Malgré une production moyenne modeste de 5,61 milliers de tonnes, la production italienne est restée dans une bande étroite de 5,0–6,5 milliers de tonnes chaque année et a affiché la plus faible baisse maximale de la cohorte (-19,37 %), ce qui signifie qu'un acheteur dépendant de l'approvisionnement italien n'a jamais subi plus d'une contraction d'un cinquième lors d'une seule récolte. Les Pays-Bas, le plus grand producteur de l'UE, se sont classés juste derrière en stabilité (CV 9,82 %), à seulement 0,2 point de pourcentage de l'Italie. La production néerlandaise a varié de 46,6 à 64,7 milliers de tonnes avec une baisse maximale de -22,27 %. Cette combinaison quasi parfaite de couronne de volume et de stabilité de premier plan fait des Pays-Bas le point d'ancrage d'approvisionnement le plus attractif sur le marché européen des choux de Bruxelles.

La France (CV 14,49 %) et l'Allemagne (CV 14,66 %) occupent des positions modérément stables étroitement séparées, chacune affichant des baisses maximales autour de -16 % à -17 %. La France a enregistré sept années sous sa moyenne de 15,01 milliers de tonnes, le plus de tout producteur, reflétant la trajectoire ascendante qui a élevé ses dernières années au-dessus de la moyenne décennale. L'Irlande (CV 18,81 %) se situe juste dans la bande modérée mais porte une baisse maximale de -35,65 % — le troisième pire choc annuel parmi les principaux producteurs — signalant un risque de baisse plus aigu que ne le suggère son classement de milieu de tableau.

La Belgique s'est classée sixième en stabilité (CV 24,11 %, Volatile) malgré le volume moyen le plus élevé de tout producteur à 60,84 milliers de tonnes. La production belge a oscillé entre un sommet national de 92,4 milliers de tonnes (2021) et un creux de 37,7 milliers de tonnes (2016), donnant une baisse maximale de -36,72 %. L'Espagne (CV 31,23 %, Volatile) et la Pologne (CV 66,76 %, Volatile) occupent les deux derniers rangs. La baisse maximale de -79,89 % de la Pologne, provoquée par l'effondrement de production de 2020, en fait le fournisseur le moins fiable du jeu de données, quelle que soit la mesure.

PaysMoyenne (1 000 t)CV%Baisse max%Années sous moy.Rang stabilité
Italie5.619.62%-19.37%51
Pays-Bas56.249.82%-22.27%62
France15.0114.49%-16.40%73
Allemagne9.6814.66%-16.98%54
Irlande1.8818.81%-35.65%55
Belgique60.8424.11%-36.72%66
Espagne2.5231.23%-41.79%67
Pologne12.0266.76%-79.89%58

Mutation de l'Allocation des Terres : Transformation des Cultures sur 10 Ans

La superficie récoltée de choux de Bruxelles dans l'UE-27 est restée essentiellement stable sur la décennie, passant de 8,2 milliers d'hectares en 2016 à 8,3 milliers d'hectares en 2024 — un gain net de seulement 0,1 millier d'hectares (+1,2 %, un taux annualisé de +0,15 %). La production ayant crû nettement plus vite que la superficie (+28,2 % contre +1,2 %), le rendement implicite de l'UE-27 s'est amélioré, passant d'environ 16,6 t/ha en 2016 à 21,0 t/ha en 2024, un signal clair de productivité.

Au niveau national, l'allocation des terres a fortement divergé. La Belgique a étendu sa superficie récoltée de 0,6 millier d'hectares (+25,3 %, un taux annualisé de +2,54 %), reflétant sa croissance de production et renforçant sa position de plus grand producteur de choux de Bruxelles en superficie de l'UE. La France a ajouté 0,4 millier d'hectares — une expansion de 52,1 % à un taux annualisé de +4,77 % — la plus forte augmentation proportionnelle de terres parmi les principaux producteurs, en phase avec sa poussée de production. Les Pays-Bas ont maintenu leur superficie quasi stable à 2,7–2,9 milliers d'hectares (+4,5 % net, +0,49 % annualisé), confirmant que les gains de production néerlandais provenaient principalement de l'amélioration des rendements plutôt que de l'expansion des cultures.

La Pologne s'est le plus fortement contractée, perdant 1,3 millier d'hectares (-81,2 %, un taux annualisé de -16,97 %), en cohérence avec son effondrement de production. Les superficies allemande, italienne, espagnole et irlandaise sont toutes restées dans des bandes étroites de +/-0,1 millier d'hectares. L'augmentation proportionnelle de +50,0 % de la superficie espagnole (+4,61 % annualisé) reflète une expansion depuis une base extrêmement faible (0,1 à 0,2 millier d'hectares) et doit être interprétée avec prudence.

La comparaison du CAGR de production avec le taux de croissance des superficies révèle des signaux d'efficacité. L'Allemagne a affiché le plus grand écart de productivité : la production a crû de +1,95 % par an tandis que la superficie est restée stable (-0,24 %/an, un écart de +2,19 points de pourcentage), impliquant une croissance tirée par les rendements sur une base foncière fixe. Le CAGR de production espagnol de +10,04 % sur un taux de croissance des superficies de +4,61 % (écart de +5,43 pp) suggère une intensification. Les Pays-Bas (écart de +0,35 pp), l'Italie (-0,19 pp) et la France (+0,11 pp) ont tous montré que production et superficie croissaient à des rythmes globalement similaires, tandis que la superficie belge a dépassé sa production (écart de -0,39 pp), suggérant une légère extensification. La production et la superficie polonaises ont chuté de concert (-16,85 % contre -16,97 %), sans signe de changement de rendement pendant l'effondrement.

Pays2015201620172018201920202021202220232024Var. nette (1 000 ha)Taux de crois.Tendance
Belgique2.32.12.52.52.83.23.62.82.62.9+0.6+2.54%Expansion
Pays-Bas2.72.52.62.62.72.92.92.92.62.8+0.1+0.49%Stable
France0.70.70.80.80.70.9b0.80.80.91.1+0.4+4.77%Expansion
Pologne1.61.81.61.71.60.30.30.30.30.3-1.3-16.97%Contraction
Allemagne0.50.50.50.50.50.50.50.60.60.50.0-0.24%Stable
Italie0.30.30.20.20.40.20.20.30.30.30.0+1.14%Expansion
Espagne0.10.10.10.10.10.20.10.10.10.10.0+4.61%Expansion
Irlande0.20.2b0.20.20.20.20.20.20.20.20.00.00%Stable
UE-27N/A8.28.88.89.28.58.87.97.68.3+0.1*+0.15%*Stable

Frequently Asked Questions

Quel pays de l'UE a enregistré la plus forte croissance de production de choux de Bruxelles entre 2015 et 2024 ?

L'Espagne a affiché le taux de croissance le plus rapide avec +10,04 % CAGR (+136,5 %), bien que partant d'une base modeste de 1,4 millier de tonnes. Parmi les producteurs de taille moyenne, la France a enregistré la plus forte expansion avec +4,88 % CAGR (+53,5 %), ajoutant 7,1 milliers de tonnes. La Pologne a enregistré le déclin le plus marqué avec -16,85 % CAGR (-81,0 %), s'effondrant de 17,9 à 3,4 milliers de tonnes.

Quel pays est le fournisseur de choux de Bruxelles le plus stable de l'UE ?

L'Italie est le plus stable des huit principaux producteurs (CV 9,62 %), avec une production variant seulement entre 5,0 et 6,5 milliers de tonnes sur l'ensemble de la décennie et une baisse maximale de -19,37 %. Les Pays-Bas se classent juste derrière (CV 9,82 %) tout en étant le plus grand producteur de l'UE, offrant la meilleure combinaison de volume et de fiabilité.

Les terres agricoles de choux de Bruxelles dans l'UE sont-elles en expansion ou en déclin ?

La superficie récoltée de choux de Bruxelles dans l'UE-27 est restée essentiellement stable sur la décennie, passant de 8,2 milliers d'hectares en 2016 à 8,3 milliers d'hectares en 2024 (+1,2 %). La Belgique et la France ont étendu leurs superficies (+25,3 % et +52,1 % respectivement), tandis que la Pologne s'est fortement contractée (-81,2 %). Les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Irlande ont maintenu leurs superficies largement inchangées.

Source data extracted from Eurostat dataset apro_cpsh1.

This article was generated using AI. The content is based on Eurostat data and is provided as a starting point — please verify all data with the original source.

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